Affections de l’oeil et des defauts visuel

cil oeil femme

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L’anatomie et la physiologie de l’oeil.

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Anatomie et physiologie de l’oeil

oeil anatomie physiologieL’anatomie et la physiologie de l’oeil est vraiment captivant. Comme tout les organes des sens, l’oeil est un récepteur spécialisé, enregistrant des renseignements qui, transmis au cervau par l’intermédiaire d’un nerf, donnent lieu à une sensation consciente. Son étude anatomique est inséparable de celle de ses annexes, qui assurent sa protection et sa mobilité.

Les organes protecteurs

L’oeil est logé dans une cavité osseuse du crâne appelée orbite. L’orbite est tapisée intérieurement d’un matelas graisseux, la capsule de Ténon. En avant du globe oculaire la peau forme deux replis, ce sont les paupières, tapissées d’une membrane – la conjonctive – et pourvues de cils don’t le rôle est de tamiser la lumière et d’arrêter les poussières. Les sourcils empêchent la sueur frontale d’accéder à l’œil. Enfin, à l’angle supérieur et externe de chaque œil se trouve la glande lacrymale. Cette glande secrète un liquide, qui se trouve continuellement réparti à la surface de la conjonctive, par le mouvement des paupières qui sont un part intégral de l’anatomie et la physiologie de l’oeil. Ce liquide réchauffage la conjonctive et assure le bon glissement des paupières.

Les organes moteurs

Les organes moteurs sont représentés par trois paires de muscles striés. Ce sont des muscles en lanière qui s’insèrent d’une part au fond de l’orbite, d’autre part sur le globe oculaire. On distingue des muscles droits et des muscles obliques. Ils assurent des mouvements de latéralité, de verticalité et de rotation.

Le globe oculaire et l’anatomie et la physiologie de l’oeil

L’oeil proprement dit ou globe oculaire est constitué de membranes et de milieux transparents.

La principale membre de l’oeil est la rétine. C’est la plus interne et celle qui reçoit les rayons lumineux. Les deux autres membranes, la choroïde et la sclérotique, n’ont que des rôles de vascularisation et de protection de l’oeil, sauf en avant du globe où elles sontcoupe de oeil anatomie physiologie différenciées.

La sclérotique est la plus externe. C’est elle qui confère au globe oculaire sa couleur blanche, mais à la partie antérieure, elle devient transparente, et prend le nom de cornée.

La choroïde est la membrane vasculaire par excellence. Elle est fine, pigmentée en noir. Vers l’avant elle se décolle de la sclérotique pour former une diaphragme, c’est l’iris percé de la pupille. L’iris présente sur sa face interne une musculature, commandant l’ouverture ou la fermenture de la pupille. Ce dispositif de diaphragme permet de n’admettre que la quantité de lumière suffisante pour assurer la vision tout en évitant l’eblouissement.

Sur le périmètre interne de l’iris, la chloroïde forme un bourrelet, ce sont les corps ciliaires qui agissent sur le cristallin et autorisent l’accommodation.

La rétine est la membrane sensible de l’oeil. Le microspope révèle qu’elle est constituée d’un assemblage de récepteurs en forme de cônes ou de bâtonnets, en relation avec les terminaisons nerveuses du nerf optique. Ces récepteurs sont adaptés, soit à la lumière solaire (et aux couleurs fondamentales du spectre solaire), soit à la lumière crépusculaire permettant chez l’homme une relative nocturen.

Le nerf optique est constitué par la réunion des terminaisons nerveuses, et se détache de la partie postérieure du globe oculaire, pour atteindre différentes régions du cerveau.

Les milieux transparents de l’oeil sont d’une part de la cornée et le cristallin, d’autre part les liquides interstitiels – humeur aqueuse et humeur vitrée – qui font du globe oculaire un organe pleine.

oeil corneeLa cornée transparente est la membrane qui traversent en avant les rayons lumineux. Quand elle devient opaque, on peut dans certains cas la remplacer par un fragment prélevé sur une autre cornée, provenant d’un oeil normal, c’est l’opération de la greffe cornéenne.

Le cristallin est la lentille prinipale de ce véritable appareil photographique que constitute l’oeil, par ses possibilités de déformations il permet l’accomodation, c’est-à-dire l’adaption de l’oeil aux différentes distances. Le cristallin est élastique, ses déformations sont dues aux changements de courbures qu’il subit sous l’action des corps ciliaires.

L’humeur aqueuse est le liquide qui occupe la chambre antérieure de l’oeil.

L’humeur vitrée gélantineuse, occupe la chambre postérieure.

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La vision normale et les anomalies de la vision

oeil paupieresSi l’oeil est sain la vision est normale. L’oeil peut-être considéré comme un appareil spécialement adapté pour capter les images. Nous le comparerons pour cela à un appareil photographique : c’est un effet une véritable « chambre noir », pourvu en avant d’un diaphragme – l’iris – et d’un ensemble de lentilles – la cornée et le cristallin. En arrière, est disposée une pellicule sensible – la rétine – cette membrane qaui tapisse l’intérieur du globe oculaire : c’est là que se forment les images. Per l’intermédiaire du nerf optique, ces images seront transmises sous forme d’influx nerveux jusqu’au cerveau qui en définitive les interprètera. Le cerveau reçoit d’ailleurs deux images simultanées puisqu’il y a deux yeux mais ce sont deux images presque identiques et il les confondra en une seule en lui prêtant le relief.

Pour obtenir d’un appareil photographique de bons clichés, il faut réaliser au préalable une mise au point convenable. Cette mise au point se fait en agissant sur les lentilles (c’est ce qu’on appelle «régler les distances») et éventuellement sur le diaphragme, le tout de façon telle, que l’objet donne sur le film une image parfaitement nette : ce résultat est acquis quand les rayons lumineux qui proviennent de l’objet convergent en un seul plan, celui de la pellicule.

L’oeil procède du même principe. Un objet est éclairé, il projette dans l’espace, des rayons que l’oeil reçoit et fait converger sur le plan de la rétine : l’objet est vu nettement si l’oeil est sain la vision est normale. Si les lentilles ont un quelconque défaut de mise au point, si le cristallin au la cornée ont un « vice de réfractation », l’image se forme trop loin de la rétine, que ce soit en avant ou en arrière, et vue « flou » : c’est exactement ce que l’on constate sur un cliché photographique quand la mise au point est incorrectement réglée.

Les anomalies de la vision et l’acuité visuelle

L’acuité visuelle rend compte de la capacité fonctionelle globale de l’oeil. On la mesure en dixièmes ; l’évolution de 10/10 étant l’indice d’une vue excellente.

L’acuité visuelle peut-être compromise par des défauts des milieux transparents de l’oeil : suivant les cas, on aura de la myopie, de l’hypermétropie ou de l’astigmatisme, qui pourront se corriger parmyopie oeil le port de verres.

Une baisse de l’acuité visuelle peut cependant être l’indice d’une toute autre affection, relevant soit d’une opacité cornéenne ou cristalinienne (cataracte), soit d’une atteinte de la rétine, du nerf optique ou des centres nerveux supérieurs.

L’examen des yeux

L’examen de l’appareil oculaire relève du spécialiste (qu’il convient d’appeler «Orphtalmologiste»).

L’examen anatomique des yeux est aujourd’hui d’une grande précision grâce à des appareils d’optique qui permettent:

- Soit l’examen superficiel (conjonctive, cornée, iris) donnant des détails de structure fournis par un grossissement allant de la loupe au microscope.

- Soit l’examen interne au tranvers de la pupille, c’est ce qu’on appelle l’examen « du fond de l’oeil ».

L’examen du fond de l’oeil est du plus haut intérêt, parce qu’il permet non seulement de voir les lésions de la rétine, mais surtout les vaisseaux qui assurent sa vascularisation. L’oeil est pratiquement la seule région du corps humain où l’on puisse apercevoir de l’extérieur avec une aussi grande netteté des capillaires sanguins, et c’est à ce titre que le seul examen du fond de l’oeil permet de diagnostiquer et de suivre l’èvolution de lésions très générales du système vasculaire, c’est-à-dire au premier chef, l’hypertension artérielle et le diabète.

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Affections des paupières

paupieres paupiereLes principales affections des paupières sont:

L’orgelet

L’orgelet est un petit furoncle centré sur la base d’un cil. Il se trouve toujours au niveau du bord libre des paupières. C’est un affection bénigne le plus souvent, secondaire ou non à l’existence d’une blépharite.

Le chalazion

Le chalazion qui est fréquemment pris pour un orgelet, est une sorte de bouton, apparaissant à n’importe quel niveau de la paupière et même sur la face interne. Son origine n’est pas une inflammation : c’est un kyste qui peut cependant s’infecter. Il se traite par ablation aprés une discrète incision sous anesthésie locale. Il est cependant sujet à récidive.

La blépharite

La blépharite est un infections des paupières, due à des causes générales (rôle de l’herpès, du « lymphatisme » ) ou locales (mauvaus état des voies lacrymales, vice de réfraction du type hypermétropie ou astigmatisme). On soigne la blépharite par une désinfection locale, et surtout par traitement des causes générales, sans attendre l’évolution vers des formes graves ulcérées.

L’eczéma

Souvent localisé au bord libre, l’eczéma s’attaque volontiers aux paupières qu’il couvre de petites croûtes squameuses. Il est sujet à chronicité et motive les soins du spécialiste.

Autres affections important des paupières:

L’ectropion

L’ectropion est le renversenment de la paupière qui montre on totalité ou en partie sa face muqueuse. Elle va du simple décollement ou baillement de la paupière, au renversement total. paupieres paupiereIl peut-être de nature cicatricielle, soit de nature spontanée. Dans le premier cas, le traitement ne peut être que chirurgical, dans le deuxième cas, il faut rétablir la perméabilité des voies lacrymales et dans les cas importants, redresser chirurgicalement la paupière tombante.

L’entropion

Enroulement de la paupière, dont les cils viennent frotter sur la cornée et l’ulcèrent. On traite chirurgicalement les entropions cicatriciels. Dans les cas spasmodiques, maintenir la paupière déroulée au moyen de languettes de diachylon.

Le blépharospasme

Spasme empêchant l’ouverture des paupières. Dépend presque toujours de causes locales, surtout photophobie par lésions cornéennes, chez les enfants ou, par corps étranger cornéen ou sous-palpébral. Le traitement est celui de la cause.

Ptosis

Chutte partielle ou totale de la paupière supérieur, par insuffisance congénitale ou acquise du muscle releveur de la paupière. Le traitement pour le ptosis congénital est chirurgical, pour le ptosis acquis, traitement de la cause, et aussi traitement local (électrisation).

Zona ophtalmique

Le zona opthalmique est toujours unilatéral. Apparition de placards érythémateux, se couvrant de vésicules, bien-tôt ulcérées. Ces vésicules s’ordonnent en éventail irradié sur la paupière et le front, ne dépassent pas la ligne médiane. Les douleurs sont vives, et souvent longuement persistantes. Il y a souvent des ulcérations de la cornée, dont le pronostic peut être grave. Le traitement est celui du zona et des ulcérations cornéennes.

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Affections des conjonctives

oeil conjonctivesIl y a des conjonctivites catarrhales et purulentes qui sont aussi appelé ophtalmies. Parmi les le trauchome est une maladie avec quelques importance.

Aiguës

L’oeil devient rouge assez brusquement. Il existe un gonflement de la conjonctive, une sécrétion et les paupières sont collées le matain au réveil. Le malade a de la difficulté à tenir son oeil overt, il a une impressions de corps étranger dans l’oeil. Le plus souvent, le second oeil est atteint 1 ou 2 jours plus tard. Il faut faire des lavages extérieurs et intérieurs cinq à six fois par jour avec des solutions tièdes d’oxycyanure de mercure à 1 p. 5.000, ou d’eau boriquée, et des instillations biquotidiennes de nitrate d’argent à 1 p. 100, ou de sulfate de zinc à 1 p. 100.

Subaiguës

Elles procèdent par poussées. Pendant la poussée, les symptômes sont les mêmes que précédemment. Dans l’intervalle des poussées, l’oeil est blanc, mais la face profonde de la paupière est un peu rouge, l’oeil un peu humide. Il y a une légère agglutination des paupières au réveil. Les installations bi ou tri quotidiennes de sulfate de zinc à 1 p. 100, doivent être continuées pendant 4 ou 5 jours après la guérison apparente.

Conjonctivites purulentes ou ophtalmies

Gonococciques

C’est une affection très grave, car la cornée est touchée dans près d’un tiers de ces cas. Elle survient chez le nouveauné, ou chez l’adulte atteint d’un écoulement génital.

L’incubation est courte, les paupières sont gonflées et collées par des concrétions jaune d’or ou jaune vert. La conjonctive est rouge, oedématiée, recouvrant parfois une partie de la cornée. Quand la cornée se prend, on voit au bout d’un jour ou deux, un ulcère jaunâtre, soit au centre de la cornée, soit au bord. Dans le oeil ophtalmologist premier cas, la cornée peut se perforer au centre ; dans le second cas, l’ulcère fait le tour de la cornée qui est éliminée en totalité. L’oeil s’atrophie ou, puor le moins, il reste de larges taies, la cécité est possible.

Traitement

Prophylactique, chez l’adulte : nettoyage des mains souillées après les soins génitaux. Chez le nouveau-né : dès la naissance, nettoyage des yeux et instillation de 2 à 3 gouttes de nitrate d’argent à 1 p. 100. Curatif : quatre fois par jour un grand lavage d’oeil avec 1 litre de solution tiédie de permanganate de potassium à 0,25 p. 1.000. Après chaque lavage, instillations d’une solution de nitrate d’argent à 1 p. 100, puis de solufontamide, et, toutes les heures, collyre à la pénicilline ou à l’auréomycine.

Non gonococciques

La conjonctivite catarrhale aiguë prend parfois le caractère purulent, et ressemble complètement à l’ophtalmie gonococcique, mais elle est bénigne et n’attaque pas la cornée. L’examen des germes par le laboratoire donne seul la certitude.

Traitement

Instillations à la solutricine. Pour la nuit, pommades occulaires aux antibiotiques.

Conjunctivite membraneuse

Il y a parfois dans les conjonctivities purulentes, de légers excudats membraniformes sur la conjonctive, mais, lorsqu’il y a fausse membrane épaiss, grisâtre, assez adhérente avec suintement sérieux mais sans suppuration, on doit penser à la diphtérie. Dans le premier cas, il n’y a pas lieu de faire un traitement spécial, mais dans le deuxième cas, il faut instituer le traitement général de la diphtérie et, localement, quatre fois par jour, installations de sérum antidiphtérique.

Le trauchome ou conjonctivite granuleuse

Histoirique du trachome

Le trachome est sans doute l’une des maladies les plus anciennement connues. L’Egypte des Pharaons nous a légué des textesoeil d’hieroglyphes très précis à cette affection, dénonçant en particulier le rôle néfaste de la mouche comme agent de propagation en préconisant divers remédes pour s’en protéger.

Les recueils thérapeutiques du V siècle avant J.-C., signalent l’affection en Grèce et, quelques siècles plus tard, les Romains se plaignent de la fréquence de cette conjonctivite dans l’Empire. Le terme « trachome » est employé par Dioscoride au premier siècle de l’ère chrétienne.

La période de domination arab véhicule la maladie jusque sur les côtes de l’Atlantique et est marquée par la découverte de traitements empiriques mais actifs : applications des compresses chaudes et grattage systématique des conjonctives. Les Arabes sont d’ailleurs les premiers à reconnaître la contagiosité du trachome.

Après un long silence, la maladie est redécouverte au XIX siècle en Europe et les chercheurs modernes s’attachet à dépister le resonsable au microscope. On crut à plusieurs reprises tenir le problème n’était pas si simple puisqu’en 1957 en discute toujours.

Cet historique nous fait déjà entrevoir le chemin che parcourut le mystérieux agent de la maladie. Il eut pour berceau l’Extrême-Orient et l’Asie Mineure – qui restent encore les pays les plus atteints, - envahit le bassin méditerranéen en même temps qu’il descendait en Afrique vers les Tropiques : les croisades, les invasions arabes et, plus près de nous, les conquêtes napoléoniennes, y jouèrent ajourd’hui en de nombreux points des Amériques.

En Europe, les pays les plus touchés sont l’Espagne, la Grèce et les régions balkaniques. En France, l’affection se rencontre surtout dans le Midi. Mais elle tend, là encore, à remonter vers le nord, et il existe de nombroux foyers endémiques les gros centres industriels exigeant une importante main-d’oeuvre nord-africaine.oeil

Mais, comme nous allons le voir maintenant, le danger de voir cette extensions progresser est, en France, des plus relatifs, car l’Européen résiste bien à cette maladie et le traitement de cette dernière est aujourd’hui assez efficace.

Qu’est-ce que le trachome?

Le trachome est une maladie infectieuse originale en ce cens qu’elle ne s’attaque qu’a l’oeil. Mais ses manifestations cliniques peuvent être si variées et simuler si souvent d’autres affections oculaires banales, qu’il est bon de préciser ses caractéristiques pour qu’au moindre doute, le malade n’hésite pas à consulter son médicin : le traitement à mettre en oeuvre doit être alors immédiat, car nous ne saurions trop insister sur le fait que le trachome devient rapidement bilatérale et constitute une menaced pour la vue.

Le trachome est une maladie contagieuse chronique, qui atteint électivement la conjonctive en lui conférant un aspect chagriné. C’est pourquoi elle porte également le nom de conjontivite granuleuse.

Symptômes

Au stade initial, le trachome se présente comme une conjonctivite, c’est-à-dire un « oeil rouge ». C’est un signe objectif assez banal en lui-même, mais pas toujours évident, car, au début, ce n’est pas tellement le « blanc » de l’oeil qui a changé de coloration que la membrane superficielle tapissant le dessous des paupières (la conjonctive dite palpébrale) et principalement sous la paupière supérieure.

En même temps, le malade se plaint d’une vive irritation à la lumière, il supporte difficilment l’éclat de la lumière solaire – c’est ce qu’on appelle la « photophobie », - parfois d’une sensation de sable ou de particules étrangères glissées sous la paupière. Le matin, il éprouve une gêne à ouvrir les yeux, ses derniers étant souvent collées au réveil, et, le soir, il accuse volontiers une fatigue oculaire se traduisant par des maux de tête. Tout cela n’est pas encore alarmant, ce sont des signes communs à bien d’autres variétés de conjonctivites.

Toutefois, l’examen à la loupe du dessous de la paupière renseigne immédiatement. La teinte rouge vive est due à l’apparition d’une multitude de fins vaisseaux sanguins augmentés de calibre et devenus superficiels : c’est un réseau de capillaires qui s’entrecroisent et se ramificent à l’extrême. L’ensemble donne un aspect caractéristique de mailles enserrant des espaces plus clairs ; ces espaces sont à peine saillants, mais vont constituer l’ébauche de ce que l’on nomme les « follicules trachomateux », ce sont ces granulations particulières qui ont valu à l’affection son appellation de « conjunctivite granuleuse ».

Le traitment du trachome

Le traitement du trachome est long et parfois cécevant. Il doit cependant être mis en oeuvre le plus tôt possible. Il aura un double but:

- Améliorer l’état générale du malade ;

- Faire tourner court l’évolution des lésions.

L’état général sera amélioré par une alimentation convenable et, si cela est nécessaire, par un traitement hormonal d’appoint. On pourra même, dans certains cas, tirer le plus grand profit de cures d’altitude ou climatiques.

Le traitement des lésions trachomateuses a recours à des moyens médicaux ou chirurgicaux, ou une associations des deux.

oeilLe traitement chirurgical est surtout résérvé aujourd’hui aux cas amenés trop tardivement au médecin. Il est actif en ce sens qu’il vis à décaper la conjonctive de ses granulations, ces dernières étant soupçonnées d’être des réservoirs à virus trachomateux. Les méthodes varient beaucoup avec les auteurs et dresser la liste de tous les instruments inventés à cette fin serait vite fastidieux : disons, pour s’en faire un idée approximative, que la conjonctive peut être attaquée par massages, par rabotage, étriage, brossage et grattage, par hersage, forci-pressage ou expression, par aspiration, abrasion, scarification et curetage.

Mais, le traitement chirurgical moderne a plus volontiers recours aujourd’hui au grillage par galvano-cautérisation ou par diathermo-coagulation, let tout sous anesthésie locale bien entendu.

Le traitment médicale cherche à enrayer le processus infectieux. L’ancienne Egypte connaissait déjà l’usage du sulfate du cuivre comme antiseptique, oculaire, puisque cette thérapeutique est mentionée dans le papyrus d’Ebers. C’est encore l’un des médicaments le plus universellement adopté en collyre ou pommade, à défaut d’antibiotiques.

Les autres produits chimiques – nitrates d’argent, sels de mercure, etc. -, ont aujourd’hui perdu de beaucoup leur intérêt depuis l’avènement des sulfamides et des antibiotiques.

Les sulfamides ont été préconisés avec de notable succès depuis 1936. Ils agissent moins sur le trachome lui-même que sur les complications et les infections surajoutées. Ils sont prescrits soit par voie générale, en comprimés, soit par voie locale en collyres ou en injections sous-conjonctivales.

Mais le traitement de choix reste actuellement à base d’antibiotiques. Si la pénicilline et la streptomycine se sont montrés peu actifs, comme cela est de règle dans les affections à virus, par contre l’auréomycine en collyre et pommade et surtout la terramycine par voie buccale, sont aujourd’hui les médicaments les plus utilisés contre le trachome.

Toutefois, même les antibiotiques ne sont pas toujours assez efficaces pour entrainer la guérison. Aussi c’est bien plutôt à la prophylaxie que l’on s’addresse pour limiter l’extension du trachome. C’est une affection de longue durée dans laquelle la contamination de proche en proche peut aboutir à l’éclosion de petites épidémies, et, s’il convient de traiter convenablement les personnes attaintes, il faudra assures en même temps une stricte application des soins d’hygiène. Peut-être, avec de telles mesures prises collectivement, verrons-nous un jour la Ligue International contre le Trachome perdre sa raison d’être.

Cet aperçu des grave complications du trachome doit vous inciter à ne pas négliger une conjonctivite, elle est le plus souvent bénigne, mais l’examen dès le début peut permettre de stopper à l’origine une affection plus grave.

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Affections de la cornée

cornee affectionQuelques maladies sont appelés affections de la cornée. Cettes sont:

Keratite Phlyctenulaire

C’est une affection qui survient surtout chez les enfants. Le signe capital est une photophobie (crainte de la lumière), il s’accompagne de rougeur de la cornée et de larmoiment. A l’examen on voit des petites phlyctenes (soulèvement épidermique rempli de sériosité transparente) grisâtres siégeant sur la cornée. Cette affection est considérée comme un signe de tuberculose.

Traitement

Port d’un pansement sec, maintenu par un bandeau fix. Trois fois par jour installations de sulfate neutre d’atropine à 1 p. 300 suivies de gouttes de collargol à 1 p. 10 et de compresses très chaudes sur les yeux fermés pendant 10 minutes avec de l’eau bouillie. Il ne faut pas maintenir ces enfants dans l’obscurité, mais en les protégeant bien par des lunettes fumées les faire jouer au soleil.

Ulcere de la cornée

On les voit surtout chez les gens don’t les voies lacrymales sont oblitérées. Pour bien voir les ulcérations on met dans l’oeil une goutte de solution fluorescéine.cornee

Evolution

L’ulcère peut guérir en laissant une taie, ou bien progresser, soit en surface, soit en profondeur, pouvant arriver à la perforation de la cornée.

Traitement

Il faut s’attaquer à la cause, enlever le corps étranger, ou redresser l’entropion s’il y a lieu. Toujours examiner et traiter si besoin les voies lacrymales. La cautérisation de l’ulcère au thermo ou au galvano arrête en générale l’évolution. On pratique aussi des cautérisations à l’iode et l’ionisation au sulfate de zinc.

Keratite Interstitielle

Cette affection atteint surtout les enfants ou adolescents héredo-syphilitiques. La lésion n’atteint pas la cornée, il n’y a pas d’ulcération.

Après une période d’infiltration pendant laquelle la cornée devient grisâtre, vient une période de vascularisation : les vaisseaux de la sclérotique pénètrent dans la cornée qui prend une teinte rouge sale ou rouge vif. Il existe du larmoiement et de la photophobie. L’évolution pour un oeil a une durée totale de 3 mois à 1 an.
Le traitement est à bas d’atrophine, de compresses chaudes. Pour l’état générale, injections mercurielles, arsénicales.

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Affections de l’iris

iris oeilIritis et Irido-Cyclite Iritis

L’oeil rouge, douloureux, larmoyant. Il n’y a pas d’agglutination des paupières au réveil. La cornée est très légèrement trouble ainsi que l’humeur aqueuse, ce qui donne à l’iris une teinte terne par rapport à l’autre. La cornée est très légèrement trouble ainsi que l’humeur aqueuse, ce qui donne à l’iris une teinte terne par rapport à l’autre. La pupille est rétrécie, elle est déformée, elle ne réagit plus à aucun des divers réflexes. Il faut éviter de confondre l’iritis avec une conjonctivite aiguë. Le prognostic des iritis dépend, en très grande partie, de la précocité du traitement.

Irido-cyclite

Il est des cas plus grave ou l’inflammation atteint aussi le corps ou cercle ciliare (irido-cyclite). En plus des symptômes de l’iritis, il faut rechercher la douleur très vive et très localisée à la pression digitaleiris oeil du corps ciliare à travers la paupière. Il faut surveiller la tension dans un iritis et si elle s’éleve, cesser immédiatement l’atropine.

Les causes

Sont dans le tiers des cas, la syphillis secondaire. Puis le rhumatisme aigu ou chronique, le diabète, la blennorragie, la grippe, les intoxications intestinales.

Traitement

Sans aucun retard atropine à 1 p. 150 ou 1 p. 200 de une à trois fois par jour, suivie de compresses très chaudes de chlorure de sodium à 14 p. 100. Bandeau et pansement sec, si dans une irido-cyclite, la tension s’élève momentanément. Suspendre l’atropine pendant ce temps. Il faut toujours traiter l’état général, l’iritis étant toujours la localisation oculaire d’un état général pathologique.

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Affections du corps vitré est le glaucome

oeil glaucomeLe glaucome

Le glaucome est caractérisé par un accroissement anormal de la tension intra-oculaire. Il peut accompagner d’autres affections de l’oeil. Le glaucome provoque des troubles visuels, qui peuvent aller jusqu’à cécité complète. Il surivent en général entre 40 et 70 ans.

Glaucome aigu

La douleur oculaire est atroce, l’écoulement lacrymal intense, et la perte de la vision rapide. La migraine violente, les nausées, les vomissements, les frissons et la fièvre, peuvent être si importants qu’ils peuvent fausser le diagnostic. A l’examen l’oeil est très dur et sensible, il es notablement injecté. La tension intra-oculaire intense, déplace l’iris antérieurement.

Glaucome chronique

Cette affection du corps vitré se développe plus graduellement, la symptomatologie est moins précise. En général, la vision est déjà considérablement altérée avant que le malade ne conaisse son état. Les principales mainfestations sont l’apparition de halos d’arcs-en ciel autour des lumières, de modifications de la réfraction, ded la cécité nocturne, une vision brumeuse, une migraine frontale, la diminuation de l’acuité visuelle.

Glaucome secondaire

Le glaucome peut apparaître à la suite d’un grand nombre d’affections oculaires, d’une blessure de l’oeil, ou d’une intervention chirurgicale.oeil glaucome

Traitement

Le traitement se commence en générale par l’emploi de myotique (pilocarpine, eserine, prostigmine). Lorsque la crise aiguë est jugulée, il est recommandable de procéder à une iridectomie (excision d’une partie de l’iris). Si le traitement médical est inefficace, la chirurgie doit intervenir pour réduire la tension. En général, étant donné qu’il existe à tout moment une menace de cécité, un malade atteint de glaucome, doit être sous une surveillance médicale permanent.

Suivre: La cataracte

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La cataracte

oeil cataracteIl y a des modifications de la vision ave l’âge qui sont le fait d’une maladie de l’oeil, qui se développe plus spécialement à partir de la soixantième année : la cataracte est de celles-là.

En vieillissant le cristallin ne perd pas seulement son pouvoir d’accomodation, il devient parfois moins transparent, ou tout à fait opaque et c’est la cataracte. Ce n’est donc pas comme on l’entend trop souvent dire « une peau qui pousse sur l’oeil » , mais l’opacification d’une lentille située à l’intérieur de l’oeil.

C’est généralement entre 60 et 70 ans que se manifestent les premiers symptômes de la catarcte. La baisse visuelle n’est pas toujours continue mais se fait quelque-fois en paliers successifs. Quand la cataracte n’affecte qu’un seul oeil, cette baisse visuelle peut longtemps passer inaperçue. Mais dans le cas le plus habituel, la cataracte évolue à peu près symétriquement de chaque côte. La gêne visuelle se manifeste d’abord pour la vision de loin, car en devenant opaque le cristallin augmente de densité et crée de ce fait une légère myopie. Au début cela satisfait le malade qui voit sa presbytie diminuer, il lit sans verres, il croit commencer une nouvelle jeunesse : c’est ce que le public appelle la sconde vue. Cette satisfaction n’est pas durable. Peu à peu la vision diminue jusqu’à la perte de toute acuité visuelle hormis la perception de la lumière.

La cataracte et la myopie

Mais cette cécité n’est pas définitive, car la cataracte s’opère très bien : l’ophtamologiste enlève le cristallin opaque et au moyen de verres correcteurs, l’absence de lentille est compensée. Il y a même un certain groupe de maladies qui ne portent pas de verres aprèslarmes-11 l’opération de la cataracte : ce sont les myopes sont la myopie avoisinait 18 ou 20 dioptries.

En dehors de l’opération exist-t-il des moyens de guérir ou de prévenir l’apparition d’une cataracte? Beaucoup de médicaments ont été essayés (extraits glandulaires, iodure de potassium, vitamines, etc.), mais aucun d’entre eux n’a eu à son actif des succès indiscutables. Ce ne sont pas toujours des traitements inutiles, car souvent ils ont une heureuse influence sur l’état générale de ces malades et leur permettent d’améliorer leur forme physique avant l’intervention.

Parfois les méfaits de l’âge seront les plus grave : il existe des comlications oculaires de cet état de dégénérescence des vaisseaux que l’on nomme artériosclérose : il existe des dégénérescences rétieniennes séniles, dues à l’artériosclérose. Ces affections sont grave et hormis le décollement de rétine, pas toujours guérissables : heuresement elles ne surviennent que sur une minorité d’individus !

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Affections des voies lacrymales - larmes, dacryocystites et larmoiements

larme oeilIl y a quelques affections des voies lacrymales, c’est pourquoi il est nécessaire regarder des armes, des dacryocystites et des larmoiements.La composition des larmes

Les larmes sont constitutées par un liquide que sécrètent les glandes lacrymales situées à la partie supérieure de l’angle externe de l’oeil. La liquide des larmes est un liquide alcalin, de saveur saiée, contenant 98 p. 100 d’eau et de 1 à 2 p. 100 de substances solides représentees surtout par de l’albumine, des matières minérales (notamment du chlorure de sodium).

La sécrétion des larmes

La sécrétion des larmes est surtout un phénomène réflexe, c’est-à-dire automatique, pouvent se produire en dehors de

l’intervention de la volonté. Excite-t-on la conjonctive, la sécrétion se déclenche immédiatement. Un corps étranger vient-il irriter la cornée, un flux abondant de larmes jaillit. L’excitation de filets

nerveux voisins de ceux de l’oeil peut aussi déclencher la sécrétion des larmes : si on irrite la muqueuse nasale (par example à l’aide d’une lamelle de coton) aussitôt on déclenche les larmes.

L’excitation de la rétine, par example à la suite d’un brusque jaillissment de lumière, produit, elle aussi, une sécrétion de larmes, dans ce cas, la sécrétion a lieu dans les deux yeux.

De l’angle externe de l’oeil, les larmes vont à l’angle interne, elles peuvent se répandre facilement sur toute la surface de la conjonctive grâce aux mouvements de l’orbiculaire des paupières. Ce muscle produit le clignement que déglutit lesoeil larmes comme le muscle l’oesophage permet la déglutition des aliments. Une fois

qu’elles ont rempli leur rôle, les larmes s’évaporent, mais il en reste toujours un excès qui s’écoule sur les joues ou le mouchoir.

Le rôle des larmes

Le rôle des larmes est facile a comprendre. Même si nous ne la percevons pas, la sécrétion des larmes est continue, en quantité

minime. Cette sécrétion empêche que la cornée se dessèche par évapuration, elle doit en effet garder son poli et être maintenue dans un certain degré d’humidité, pour conserver sa transparence. Les larmes ont encore un rôle qui ne se rapporte pas à l’appareil visuel, mais respiratoire : « Elles contribuent, en effent, à lubrifie

r les voies respiratoires, par là, elles s’opposent à l’action desséchante du courant d’air de la respiration, nous savons que les fosses nasales forment un appareil qui s’échauffe et devient humide par l’air inspiré, les larmes humectant l’entrée des voies aériennes, cèdent à l’air inspiré de la vapeur d’eau. » (Gley.)

Enfin, chacun sait que les larmes jouent un rôle capital dans l’expression émotive, elles traduisent la tristesse, la peine, l’angoisse. La sécrétion lacrymale faisant dilater les vaisseaux (on parle de vaso-dilatation), elle provoque la cessation de l’angoisse (ou sensation de serrement de la gorge et du thorax). Les sujets très angoissés et qui ne peuvent pas pleurer souffrent beaucoup car l’effet vaso-dilitateur des larmes fait défaut.

Larmes, dacryocystites et larmoiements

Les dacryocystites

larmeOn appelle dacrycosytes une inflammation des votes lacrymales. Elles se présentent comme un gonflement et une rougeur à l’angle nasal de l’oeil. C’est un véritable abcès qui devra être soigné précocement.

Les dacryocystites ne s’installent le plus souvent que progressivement. Elles succèdent à un larmoiment chronique, du à une inflammation latente d’autant plus difficile à rétrocéder qu’elle se développe dans une cavité presque close. Ce larmoiment est dangereux pour l’oeil parce qu’il étale en permance sur la cornée des larmes infectées et que la moindre érosion traumatique de cette membrane se traduira par un ulcère.

Les dacryocystites ont pour origine principale une inflammation sous-jacente de la cavité nasale et du pharynx. Elles se compliquent souvent de conjonctivite chronique ou de blépharite. Le traitement est délicat et nécessite en cas d’échec de la thérapeutique médicale, l’ablation du sac lacrymal.

Les larmoiements

Les larmoiements tradusient une imperméabilité plus ou moins complète des voies lacrymales. Ils peuvent entraîner de la conjunctivite chronique, de la blépharite, de la dacryocystite, des ulcérations cornéennes, etc.

Le traitment

Il consiste à faire pratiquer un cathétérisme (introduction d’une sonde dans un canal naturel de l’organisme par un spécialiste).

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